Le Gabon fait du commerce africain une priorité économique. Le gouvernement veut renforcer les échanges avec les pays du continent pour soutenir la croissance et lutter contre la vie chère.

Le Gabon veut désormais regarder davantage vers le continent africain pour répondre à ses besoins économiques. Lors du Conseil des ministres du 25 juin 2026, le gouvernement a clairement affiché une nouvelle orientation : faire du commerce intra-africain un levier de croissance, de sécurité alimentaire et de lutte contre la vie chère. Une décision qui traduit la volonté des autorités de diversifier les partenaires commerciaux du pays et de mieux tirer profit des opportunités offertes par le marché continental.
Dans sa communication, le gouvernement a demandé que les importations de certains produits, notamment alimentaires, soient davantage orientées vers les pays africains. L’objectif est de renforcer les échanges avec les économies du continent tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des marchés éloignés, souvent plus coûteux en matière de transport et de logistique.
Pour les autorités, cette stratégie s’inscrit dans une vision économique plus large. En développant les échanges avec les pays voisins et avec les États membres de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le Gabon espère sécuriser ses approvisionnements, réduire certains coûts d’importation et favoriser une meilleure circulation des marchandises sur le continent.
« On ne peut plus faire comme avant », semble être le nouveau mot d’ordre. Dans un contexte où les chaînes d’approvisionnement mondiales restent exposées aux crises internationales, le gouvernement estime qu’un marché africain plus intégré constitue une réponse crédible pour renforcer la résilience économique du pays.
Cette orientation pourrait également offrir de nouvelles opportunités aux entreprises gabonaises. En facilitant les échanges régionaux, les producteurs, transformateurs et exportateurs locaux pourraient accéder plus facilement à un marché de plus d’un milliard de consommateurs, tout en développant des partenariats avec d’autres économies africaines.
Cette politique ne concerne pas uniquement les importations. Elle s’inscrit également dans la volonté de faire du Gabon une plateforme logistique régionale. Les réformes engagées dans les secteurs des transports, des infrastructures et de la logistique doivent contribuer à fluidifier les échanges commerciaux et à renforcer la compétitivité du pays.
Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle orientation complète les réformes économiques engagées par le gouvernement en matière de lutte contre la vie chère, d’amélioration du climat des affaires et de modernisation des infrastructures. Les autorités considèrent en effet que le développement du commerce intra-africain peut contribuer à créer davantage d’emplois, soutenir les entreprises nationales et renforcer la souveraineté économique du pays.
Au Gabon, on dit souvent qu’« il faut faire tourner la marmite ». C’est précisément ce que recherche l’Exécutif en misant davantage sur les échanges avec les partenaires africains. Le pays entend jouer pleinement sa partition dans l’intégration économique du continent, tout en créant les conditions d’une croissance plus inclusive et moins dépendante des marchés extérieurs.
La réussite de cette stratégie dépendra désormais de sa mise en œuvre, notamment à travers l’amélioration des infrastructures de transport, la simplification des procédures commerciales et le développement de partenariats économiques durables avec les autres pays africains. Le cap est désormais fixé : faire du commerce africain un véritable moteur de développement pour l’économie gabonaise.
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REVE NGOUL-ALY


