COFINA Gabon sort du silence : « Il n’y a aucune sanction », la microfinance rétablit sa vérité.

Lauraine

COFINA Gabon dément les informations faisant état d’un retrait d’agrément de son Directeur général comme une sanction. L’institution explique qu’il s’agit d’une procédure administrative normale après une démission.

 

COFINA Gabon

 

Depuis quelques jours, beaucoup de Gabonais se posaient la même question : que se passe-t-il réellement chez COFINA Gabon ? Après la publication d’informations évoquant un supposé retrait d’agrément de son Directeur général, certains ont vite pensé à une sanction ou à une crise au sein de l’établissement de microfinance. Face aux nombreuses interrogations, l’institution a décidé de mettre les choses au clair.

Dans un communiqué publié le 4 juillet 2026, COFINA Gabon affirme que les faits relayés par certains médias ne reflètent pas la réalité. Selon l’établissement, le départ de son ancien Directeur général résulte d’une démission et les démarches engagées auprès de la Banque centrale correspondent simplement aux procédures administratives prévues par la réglementation de la CEMAC.

En clair, le retrait de l’agrément ne concerne pas COFINA Gabon en tant qu’institution, mais uniquement la personne qui occupait la fonction de Directeur général. Dans les pays de la CEMAC, cet agrément est accordé à un dirigeant à titre personnel. Lorsqu’il quitte son poste, cet agrément est automatiquement retiré. Il ne s’agit donc ni d’une punition, ni d’une sanction disciplinaire contre le responsable concerné, encore moins contre l’entreprise.

Pour faire simple, c’est un peu comme lorsqu’un chauffeur quitte une société de transport. Son permis reste personnel. S’il n’occupe plus cette fonction, certaines autorisations liées à son poste cessent automatiquement de produire leurs effets. Cela ne signifie pas que l’entreprise a commis une faute ou qu’elle perd le droit de poursuivre ses activités.

COFINA Gabon insiste également sur un point qui rassurera ses clients : aucune mesure de sanction, d’injonction ou de mise sous surveillance n’a été prononcée par les autorités compétentes. L’établissement précise que toutes ses activités se poursuivent normalement et que les services continuent d’être assurés auprès de ses quelque 18 000 clients à travers le pays.

Quant à la nomination d’un nouveau Directeur général, elle suit son cours conformément aux règles en vigueur dans l’espace CEMAC. Comme pour toutes les institutions financières de la sous-région, cette désignation devra recevoir les autorisations nécessaires avant d’être officiellement annoncée.

En sortant de son silence, COFINA Gabon cherche avant tout à rassurer sa clientèle et ses partenaires. Dans un contexte où les informations circulent rapidement sur les réseaux sociaux, parfois sans toutes les explications nécessaires, l’établissement rappelle son engagement en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance.

Au final, il ne faut donc pas mélanger retrait d’agrément personnel et sanction contre une institution financière. Comme on dit souvent au Gabon, « il ne faut pas écouter seulement le bruit du quartier, il faut aussi aller chercher la vraie version des faits. » Dans ce dossier, COFINA Gabon affirme que ses activités continuent normalement et que le changement à la tête de l’entreprise relève d’une procédure administrative classique plutôt que d’une quelconque crise financière.

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Reve NGOUL-ALY

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