Au Gabon, le prix officiel de la baguette de pain de 185 grammes est fixé à 125 FCFA par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF). Pourtant, dans de nombreuses épiceries de quartier à Libreville, Port-Gentil où dans d’autres localités, les consommateurs doivent débourser 150 FCFA, pour une baguette.

- Ce que dit la loi : 125 FCFA, un prix bloqué
- La fin des subventions sur la farine, première cause
- La marge de survie des petits revendeurs
- La spéculation : quand certains en profitent
- Le consommateur pris en étau
- une solution urgente à trouver
- Marie-Celine AKANDA
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Ce que dit la loi : 125 FCFA, un prix bloqué
L’État gabonais est clair. Dans le cadre de la lutte contre la vie chère, le prix de la baguette est réglementé et fixé à 125 FCFA. Les grandes boulangeries industrielles respectent généralement ce tarif officiel. Mais sur le terrain, dans les petits commerces de proximité, la réalité est tout autre. Mais pourquoi cette différence ?
La fin des subventions sur la farine, première cause
Pour comprendre l’écart, il faut remonter à la matière première : la farine de blé. En fin 2025, le gouvernement a supprimé la subvention de 2 milliards FCFA qui allégeait son coût. Résultat : le prix de revient de la farine a augmenté pour les boulangers, qui répercutent cette hausse sur les détaillants. Le petit commerçant achète donc sa baguette plus cher qu’avant.
La marge de survie des petits revendeurs
Contrairement aux grandes surfaces, le petit épicier de quartier vend peu de baguettes par jour. Il doit payer le transport, l’électricité, et supporter les invendus. Si la boulangerie lui vend la baguette à un prix trop proche des 125 FCFA réglementés, il ne peut dégager aucun bénéfice. Ajouter 25 FCFA devient pour lui une question de survie économique, pas forcément de spéculation.
La spéculation : quand certains en profitent
Malheureusement, d’autres commerçants jouent délibérément sur la confusion. Sachant que les consommateurs n’ont pas toujours le choix dans leur quartier, ils gonflent les prix sans raison valable. Ça c’est de la spéculation pure. Et la DGCCRF manque de moyens pour contrôler ces milliers de points de vente informels, ce qui laisse prospérer ces pratiques abusive.
Le consommateur pris en étau
Entre les boulangers qui augmentent leurs tarifs à cause de la farine, les petits revendeurs qui cherchent à survivre, et les spéculateurs qui en profitent, le consommateur gabonais paie l’addition. Il hésite entre acheter à 150 FCFA ou parcourir plusieurs kilomètres pour trouver une baguette à 125 FCFA. Un calvaire quotidien pour les ménages modestes.
une solution urgente à trouver
Tant que l’État ne renforcera pas les contrôles et n’engagera pas un dialogue structuré entre minotiers, boulangers et petits commerçants, la baguette à 125 FCFA restera une denrée rare. En attendant, ce sont toujours les mêmes qui trinquent : les consommateurs gabonais.
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