À l’occasion de la première édition des Journées portes ouvertes du logement, organisée le 29 octobre 2026 à Libreville, le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a évoqué la nécessité de repenser l’aménagement des quartiers précaires. Face aux risques d’inondation et d’incendie auxquels leurs habitants sont exposés, il préconise des opérations de restructuration et, lorsque la situation l’exige, le relogement des familles dans des conditions dignes et sécurisées.

L’expansion des villes gabonaises s’est accompagnée de l’installation de nombreuses familles dans des secteurs dépourvus d’équipements adaptés. Cette situation complique l’accès des services de secours et accentue les conséquences des fortes pluies ou des départs de feu. Dans ces zones densément peuplées, la proximité des habitations et l’absence d’aménagements appropriés aggravent les risques pour les résidents. Pour les autorités, la politique du logement doit désormais intégrer davantage les enjeux de sécurité et les contraintes liées à l’organisation des espaces urbains.
Quartiers vulnérables : quelle stratégie pour Barro Chambrier ?
Face à ces difficultés, Alexandre Barro Chambrier plaide pour une intervention sur les causes structurelles de cette vulnérabilité. Il s’agit notamment d’améliorer l’assainissement, de revoir la configuration des secteurs concernés et d’envisager le déplacement des habitants lorsque les conditions ne permettent plus de garantir leur sécurité. Cette approche implique toutefois de prévoir des solutions de logement adaptées afin que les familles concernées ne se retrouvent pas davantage fragilisées par les opérations engagées.
La réussite de cette orientation dépendra avant tout des moyens mobilisés et de la capacité des pouvoirs publics à passer des intentions aux réalisations. Les habitants de ces quartiers attendent davantage que des déclarations sur la modernisation urbaine : ils ont besoin de solutions tangibles, capables de changer durablement leurs conditions de vie. Car, au Gabon, la question de l’habitat précaire ne date pas d’aujourd’hui. Les risques sont connus, les difficultés persistent et les populations continuent d’en payer le prix. L’urgence n’est donc plus seulement de reconnaître le problème, mais d’apporter des réponses concrètes, suivies et durables.
Davilla AKANG
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