La faune sauvage est au coeur des réflexions engagées à Libreville autour de la conservation et de la gestion durable des ressources naturelles. En Afrique centrale, où les communautés vivent au plus près des espaces forestiers, mieux associer les populations aux stratégies de conservation apparaît comme un enjeu majeur. C’est dans cette perspective que le Gabon accueille, ce 5 octobre 2026 à Libreville, un atelier sous-régional consacré à l’élaboration de contenus de formation sur la gestion communautaire de la faune sauvage. La rencontre réunit plusieurs acteurs engagés dans la conservation et l’utilisation durable des ressources fauniques.

D’abord, les travaux visent à définir une architecture pédagogique commune adaptée aux réalités de l’Afrique centrale. Les participants doivent notamment identifier les besoins prioritaires en matière de formation afin de renforcer les compétences des personnes directement impliquées dans la gestion de la faune sauvage. Cette démarche doit permettre de rapprocher les contenus de formation des réalités observées sur le terrain. Ainsi, les agents et autres acteurs concernés pourront disposer d’outils mieux adaptés à leurs responsabilités et aux enjeux de conservation de la faune.
Par ailleurs, l’objectif est également de favoriser une meilleure compréhension des problématiques liées à la gestion des ressources fauniques dans les différents territoires de la sous-région. Au-delà de la formation des professionnels, la rencontre accorde une place importante aux communautés locales. Leur implication est considérée comme essentielle pour renforcer l’efficacité des actions de conservation et favoriser une gestion plus durable des ressources. Dans cette logique, il s’agit notamment de renforcer les capacités des agents et des populations afin de mieux encadrer les pratiques liées à la chasse. L’enjeu consiste à concilier les réalités socioéconomiques des communautés avec les impératifs de préservation de la biodiversité. De ce fait, l’intégration des savoirs et des réalités locales dans les stratégies de conservation doit permettre de développer des approches davantage adaptées aux territoires concernés.
Enfin, cet atelier s’inscrit dans le cadre du Programme de gestion durable de la faune sauvage (SWM). Cette initiative bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires, parmi lesquels la FAO, l’Union européenne, le Cirad, l’AFD et la Wildlife Conservation Society (WCS). À travers cette rencontre, les différents partenaires entendent contribuer au renforcement des outils de formation destinés aux acteurs de la gestion de la faune en Afrique centrale. Les travaux de Libreville doivent ainsi participer à une approche plus structurée de la conservation, de la gestion communautaire et de la chasse durable.
Au-delà des échanges techniques, la rédaction estime que l’enjeu est donc de faire de la formation et de l’implication des populations des leviers pour mieux préserver la faune sauvage tout en tenant compte des réalités des communautés qui dépendent de ces ressources.
Kendra Charlène NDAVOURA
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