Des dizaines de délégués ont quitté la salle de l’Assemblée générale des Nations unies, jeudi 24 septembre 2026, au moment où le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est présenté à la tribune. Ce départ collectif, préparé en amont par la mission palestinienne auprès de l’ONU, est intervenu dans un contexte de fortes tensions internationales liées à la guerre à Gaza, à la situation des Palestiniens et aux opérations militaires israéliennes dans la région.

Un boycott diplomatique organisé à l’appel de la Palestine
Le départ des représentants présents dans la salle n’était pas spontané. La mission palestinienne auprès des Nations unies avait, en amont du discours, appelé plusieurs délégations à participer à cette action de protestation. L’objectif était de marquer publiquement leur désaccord avec la politique menée par le gouvernement israélien et de dénoncer notamment la situation à Gaza.
Cette initiative intervient alors que la question palestinienne reste au centre de nombreuses discussions internationales. Les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza, la situation humanitaire et les divergences sur les conditions d’un règlement politique du conflit constituent plusieurs des principaux sujets de désaccord entre Israël et de nombreux États.
À l’arrivée de Benjamin Netanyahu à la tribune, plusieurs délégations ont donc quitté leurs sièges. Le mouvement a laissé de nombreuses rangées de fauteuils vides dans l’hémicycle, tandis que certains représentants sont restés pour écouter le discours du Premier ministre israélien.
Une réaction directe de Benjamin Netanyahu
Face au départ des diplomates, Benjamin Netanyahu a réagi dès le début de son intervention. Il a vivement critiqué les représentants qui quittaient la salle, les qualifiant de « lâches », avant d’inviter ceux qui souhaitaient également partir à le faire.
Malgré cette protestation, le Premier ministre israélien a poursuivi son intervention devant les délégations restées dans l’hémicycle. Son discours a été ponctué par des applaudissements de ses soutiens, mais également par des réactions hostiles et des mouvements de sortie.
Benjamin Netanyahu a notamment défendu les actions militaires de son gouvernement et rejeté les accusations de génocide concernant Gaza. Il a également défendu les opérations israéliennes contre l’Iran, les présentant comme nécessaires à la sécurité d’Israël.
De son côté, la protestation des délégations traduit les profondes divergences qui persistent au sein de la communauté internationale sur la conduite de la guerre à Gaza et sur la politique israélienne dans la région.
Les causes et les conséquences de la confrontation
Plusieurs facteurs expliquent ce boycott diplomatique. La situation humanitaire à Gaza constitue l’un des principaux points de tension. À cela s’ajoutent les désaccords concernant l’avenir politique des territoires palestiniens, les opérations militaires israéliennes et les relations entre Israël et plusieurs pays de la région.
Cette confrontation présente également des inconvénients sur le plan diplomatique. Le départ collectif des délégations réduit les possibilités d’échanges directs au moment même où l’Assemblée générale constitue un espace destiné au dialogue entre les États. Il donne également une image très divisée de la communauté internationale sur un conflit qui nécessite des discussions diplomatiques.
Ces divisions peuvent compliquer la recherche de positions communes concernant l’aide humanitaire, la sécurité régionale et les perspectives de règlement du conflit. Elles peuvent aussi renforcer les tensions entre les États qui soutiennent les positions israéliennes et ceux qui les contestent.
À l’extérieur du siège des Nations unies, des manifestants se sont également rassemblés pour protester contre la présence de Benjamin Netanyahu à New York. Ces mobilisations ont ajouté une dimension populaire aux tensions observées à l’intérieur de l’Assemblée générale.
Le départ des délégations au moment de l’intervention du Premier ministre israélien aura ainsi constitué l’une des scènes marquantes de cette session de l’Assemblée générale. Il illustre l’ampleur des désaccords internationaux autour de Gaza, de la question palestinienne et de la politique sécuritaire d’Israël.
Kendra Charlène NDAVOURA
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