Un scandale de falsification de documents administratifs secoue l’administration municipale de Franceville. Le 31 juillet dernier, le juge d’instruction du tribunal de première instance local a ordonné le placement sous mandat de dépôt de quatre individus poursuivis pour faux, usage de faux et complicité. Ils sont accusés d’avoir confectionné une fausse nationalité gabonaise au profit d’un ressortissant togolais.Les prévenus, âgés de 33 à 52 ans, sont le bénéficiaire étranger Alassane F., deux intermédiaires Marchal M. et Edward N.O., un récidiviste ainsi que l’agent d’état civil de la commune, Venani T.M.
Un réseau bien rodé pour 100 000 francs CFA
L’affaire remonte à la perte du passeport d’Alassane F., arrivé au Gabon en 2024. Cherchant à régulariser sa situation sous une fausse identité gabonaise, le trentenaire a sollicité l’aide d’un ouvrier du bâtiment, qui lui a proposé un stratagème : organiser une fausse paternité avec un complice national.
Contre une enveloppe globale de près de 100 000 FCFA, la filière s’est activée jusqu’au service d’état civil de l’hôtel de ville. L’agent mis en cause et un complice non identifié ont alors délivré un faux acte de naissance daté rétroactivement de l’an 2000.
La vigilance des agents de l’état civil payante
La supercherie a volé en éclats lors d’une simple demande de légalisation de copies. En recoupant les informations avec le registre officiel des naissances, les agents municipaux ont constaté une discordance flagrante sur le numéro de l’acte.
Aussitôt saisi, le maire de Franceville a porté plainte auprès de la gendarmerie d’Épila. L’enquête, menée rapidement, a permis de remonter toute la chaîne des complicités. Après avoir fait des aveux lors des interrogatoires, les quatre suspects ont été transférés à la prison centrale de Franceville, dans l’attente de leur jugement. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuelles autres pièces frauduleuses émises par ce réseau.
Par KOYA
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