Une pénurie de gaz butane frappe depuis quelque temps le Grand Libreville, où les habitants peinent à trouver des bouteilles de ce produit quotidien indispensable. Et si les autorités ont multiplié les assurances de retour à la normale, la réalité sur le terrain raconte une autre histoire.

Des files d’attente interminables malgré les promesses de retour à la normale
Tout commence le samedi 1er août 2026, un constat dressé à la station-service Petro Gabon du PK11 illustrait l’ampleur du désarroi : des files d’attente interminables s’étiraient encore sous le soleil. Pour des centaines de riverains, obtenir l’infime sésame relevait du véritable parcours du combattant.
Autorités et distributeurs invoquaient un simple incident ponctuel en passe d’être résorbé, appelant la population au calme et lui déconseillant de constituer des stocks de précaution, le circuit de vente devant retrouver son rythme habituel dans les toutes prochaines heures. Un discours rassurant que les populations peinent à croire, tant cette formulation leur rappelle des promesses déjà entendues.
La SGEPP se déresponsabilise, les distributeurs pointés du doigt
Face à la gronde sociale, la Société gabonaise d’entreposage de produits pétroliers (SGEPP) est sortie de son silence pour décliner toute responsabilité directe dans cette crise, précisant qu’elle n’assure ni la commercialisation ni la distribution directe du gaz auprès des consommateurs finaux, ses interventions se limitant au traitement des commandes émises par les sociétés de commercialisation, communément appelées Marketeurs.
Un problème structurel qui dépasse le simple incident logistique
Cette pénurie récurrente pose une question de fond sur la capacité du pays à sécuriser durablement son approvisionnement en gaz domestique, alors même que le Gabon est producteur de pétrole. Le paradoxe d’un pays exportateur d’hydrocarbures dont les populations souffrent régulièrement de pénuries de produits énergétiques de base illustre les lacunes persistantes dans la chaîne d’approvisionnement locale, entre défaillances logistiques, spéculation et insuffisance de la capacité de stockage nationale.
Une crise qui persiste dans la ville
Le constat est le même dans la capitale, on peine toujours à se réapprovisionner chez les détaillants. On y trouve par hasard des bouteilles qui au bouts de quelques heures disparaissent complètement et oblige les populations à faire un marathon en espérant en trouver une dans une prochaine station. ce qui emmène certains a devoir maximiser sur des réserves. Un paradoxe pour un pays producteur de gaz.
Marie Celine AKANDA
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