Le projet d’aménagement de la voie de contournement de l’aéroport à Okala entre dans une phase où les enjeux fonciers occupent une place centrale. Dans cette zone fortement urbanisée du Grand Libreville, les autorités cherchent à anticiper les conséquences des travaux afin de limiter les tensions liées aux éventuels déguerpissements et de mieux encadrer la prise en charge des populations concernées.

Une coordination gouvernementale autour du projet
Pour préparer cette étape, une importante réunion de coordination s’est tenue le mercredi 30 septembre 2026. La rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement directement concernés par les questions d’urbanisme, d’infrastructures et de sécurité. Ainsi, le ministre chargé du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, le ministre chargé des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, ainsi que le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, ont participé aux échanges.
Par ailleurs, plusieurs autres acteurs institutionnels ont été associés aux discussions, notamment le Cabinet militaire de la Présidence de la République, la gouverneure de l’Estuaire Marie-Françoise Dikoumba, les maires de Libreville et d’Akanda, ainsi que l’ANUTTC. Cette mobilisation traduit la volonté de coordonner les différentes interventions autour d’un projet qui touche à la fois aux infrastructures, à l’aménagement urbain et aux droits fonciers des riverains.
Le tracé et le recensement au cœur des priorités
Dans un premier temps, les autorités doivent déterminer le tracé définitif de la voie de contournement. L’objectif est de parvenir à une configuration permettant d’améliorer la circulation tout en réduisant autant que possible l’impact des travaux sur les habitations existantes. En parallèle, un recensement précis doit permettre d’identifier les personnes et les biens situés dans l’emprise du projet. Cette étape apparaît essentielle pour disposer d’une base fiable avant toute opération susceptible d’affecter les occupants et les propriétaires concernés. De ce fait, l’identification préalable des familles et des biens constitue un élément déterminant dans la préparation du chantier. Elle doit notamment permettre aux autorités de mieux mesurer l’ampleur des impacts sociaux et fonciers liés au futur aménagement.
Au-delà du choix du tracé et du recensement, la question des indemnités constitue l’un des principaux enjeux de la démarche gouvernementale. Les autorités prévoient une évaluation préalable des biens concernés afin de déterminer les compensations destinées aux familles impactées. Ainsi, l’objectif affiché est de parvenir à un processus plus transparent et mieux encadré, susceptible de réduire les incompréhensions lors des opérations liées au chantier. En outre, cette anticipation doit permettre de limiter les risques de tensions foncières dans une zone où la pression urbaine est déjà importante.
À terme, La rédaction de M Plus Africa estime que le projet de voie de contournement de l’aéroport à Okala devrait donc avancer parallèlement à un dispositif destiné à mieux prendre en compte les populations concernées. Entre optimisation du tracé, recensement des biens et évaluation des compensations, les autorités cherchent à concilier les impératifs d’infrastructures avec la protection des droits des riverains.
Kendra Charlène NDAVOURA


