Transgabonaise : le chantier redémarre sur le tronçon pk24-pk40

Dorina MBA

Après plusieurs années marquées par un ralentissement important, voire un arrêt des opérations, les travaux d’élargissement de la Transgabonaise ont repris sur le tronçon PK24-PK40 de la Nationale 1. Désormais chargé de poursuivre et d’achever les travaux, le groupe chinois CRBC a officiellement pris le relais sur le chantier.

Le ministre des Travaux publics, Edgar Moukoumbi, s’est rendu sur place le samedi 26 septembre 2026 pour constater la reprise effective des opérations et s’assurer de la mobilisation du nouvel opérateur. Les autorités fixent désormais à décembre 2027 l’échéance pour l’achèvement de ce linéaire stratégique.

Transgabonaise

Un nouveau départ pour le chantier de la Transgabonaise

Cette reprise marque une nouvelle étape dans la réalisation de la Transgabonaise, l’un des principaux projets d’infrastructures routières du Gabon.

Après les difficultés rencontrées avec l’ancien constructeur AFCONS, le gouvernement entend désormais accélérer l’exécution des travaux sur la section comprise entre les PK24 et PK40.

Le contrat conclu avec AFCONS en 2020 n’ayant pas permis d’achever les travaux prévus, la Société autoroutière du Gabon (SAG) travaille désormais avec CRBC pour poursuivre les opérations et finaliser les travaux restants.

Sur le terrain, les équipes du groupe chinois sont déjà mobilisées. Deux entreprises gabonaises ont également été recrutées pour assurer l’entretien des zones de déviation, tandis que la mission de contrôle STUDY accompagne le suivi technique du chantier.

Pour Edgar Moukoumbi, cette nouvelle organisation doit permettre de donner un nouvel élan au projet et d’accélérer sa réalisation.

« Depuis septembre, CRBC est désormais mobilisée pour poursuivre et achever l’ensemble des travaux restants », a indiqué le ministre des Travaux publics.

Une chaussée élargie à quatre voies

Le projet prévoit notamment l’élargissement de la chaussée à quatre voies, avec une structure renforcée destinée à améliorer la résistance et la durabilité de l’infrastructure.

La structure annoncée repose sur une épaisseur d’un mètre, complétée par 24 centimètres d’enrobé à module élevé. Ces caractéristiques doivent permettre à la future infrastructure de mieux supporter le trafic et les contraintes liées à l’utilisation intensive de cet axe.

La modernisation de cette portion de la Nationale 1 répond également à des enjeux de mobilité et de sécurité routière, alors que cet axe est régulièrement confronté à des difficultés de circulation et à des accidents.

CRBC prend le relais d’AFCONS

Le changement d’opérateur intervient après la résiliation du contrat avec AFCONS. Les autorités avaient notamment évoqué des manquements techniques et financiers pour expliquer les difficultés rencontrées dans l’exécution du précédent contrat.

Avec CRBC, le gouvernement souhaite désormais repartir sur de nouvelles bases.

La SAG assure pour sa part que les exigences de qualité restent maintenues. Dans le cadre du partenariat établi avec l’État, CRBC doit également prendre en charge l’entretien et la maintenance de la route pendant 30 ans.

Cette obligation doit permettre d’assurer le suivi de l’infrastructure au-delà de sa construction et de préserver sa qualité dans la durée.

Un projet soutenu par Méridiam et la France

Le chantier de la Transgabonaise bénéficie du financement du fonds d’investissement français Méridiam, ainsi que de l’appui de la France.

Lors de sa visite sur le chantier, Edgar Moukoumbi était notamment accompagné de l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès.

La présence du diplomate français souligne l’importance accordée à ce projet d’infrastructure. Pour le ministre des Travaux publics, les échanges engagés au plus haut niveau ont notamment permis de débloquer plusieurs difficultés et de relancer le chantier.

Décembre 2027 comme objectif

Après plusieurs années de ralentissement, le gouvernement veut désormais éviter tout nouveau retard dans l’exécution des travaux.

L’échéance fixée est décembre 2027, date à laquelle le tronçon PK24-PK40 devrait être achevé.

Les autorités entendent également faire face aux contraintes météorologiques susceptibles de ralentir les opérations. Pour Edgar Moukoumbi, les entreprises doivent adapter leurs méthodes de travail afin de maintenir l’activité, y compris pendant les périodes pluvieuses.

« On arrive maintenant à travailler même sous la pluie. Les entreprises doivent s’adapter », a affirmé le ministre.

Cette exigence vise à maintenir la cadence du chantier et à donner aux équipes les moyens de respecter le calendrier annoncé.

La sécurité routière au cœur des priorités

Au-delà de l’enjeu infrastructurel, la reprise des travaux répond également à une préoccupation majeure : la sécurité des usagers de la Nationale 1.

Le tronçon concerné est régulièrement marqué par des accidents et des difficultés de circulation. L’amélioration de la chaussée et son élargissement doivent contribuer à renforcer la sécurité et à fluidifier le trafic.

« Face aux accidents récurrents enregistrés sur cet axe, nous avons une obligation de résultat », a déclaré Edgar Moukoumbi.

Pour les autorités, l’achèvement du chantier constitue donc une priorité, tant pour la modernisation du réseau routier que pour l’amélioration des conditions de déplacement.

L’emprise routière devra être respectée

La reprise des travaux devrait également s’accompagner d’une attention particulière aux occupations présentes dans l’emprise de la future infrastructure.

Le ministre des Travaux publics a rappelé que le tracé arrêté devait être respecté, y compris lorsque celui-ci concerne des constructions existantes.

« Là où l’emprise de la route a été déterminée, celle-ci doit être respectée, qu’il s’agisse de bâtiments publics ou de constructions privées », a-t-il insisté.

Cette exigence doit permettre de préserver le tracé du projet et d’éviter de nouvelles contraintes susceptibles de ralentir l’avancement des travaux.

La Transgabonaise face à une nouvelle échéance

Avec la reprise du chantier par CRBC, le gouvernement entend désormais tourner la page des difficultés rencontrées avec AFCONS et remettre le projet sur une trajectoire d’exécution plus régulière.

L’objectif est désormais de transformer cette reprise en résultats visibles sur le terrain. Le tronçon PK24-PK40 constitue ainsi un nouveau test pour la capacité des différents acteurs à respecter les engagements pris.

Avec décembre 2027 comme échéance, le gouvernement affiche désormais une feuille de route claire : accélérer les travaux, améliorer la sécurité des usagers et livrer une infrastructure moderne et durable sur cette portion stratégique de la Nationale 1.

Davilla AKANG

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