Réunis devant le ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, plusieurs jeunes diplômés membres du Mouvement national des visionnaires ont exprimé leur inquiétude face au retard observé dans le traitement de leurs dossiers d’intégration. Reçus par la ministre Laurence Ndong, ils réclament désormais des mesures concrètes afin que les engagements pris par les autorités deviennent une réalité.

Une mobilisation pour rappeler les promesses faites aux jeunes
Le malaise autour de l’emploi continue de gagner du terrain chez certains jeunes diplômés gabonais. Mardi dernier, plusieurs membres du Mouvement national des visionnaires (MNV), anciennement connu sous le nom de Mouvement des chômeurs du Gabon, se sont rassemblés devant le ministère de la Fonction publique et du Renforcement des capacités pour interpeller les autorités sur leur situation. Issus de différentes filières comme le droit, la communication, la gestion, l’informatique ou encore la promotion sociale, ces jeunes affirment attendre depuis plusieurs mois l’aboutissement des démarches liées aux postes budgétaires annoncés dans le cadre des recrutements au sein de l’administration publique.
À travers cette action, le collectif voulait surtout attirer l’attention sur la lenteur administrative qui, selon lui, freine l’intégration de nombreux diplômés pourtant déjà recensés dans les fichiers transmis aux services compétents. Pour les représentants du mouvement, l’heure n’est plus aux annonces mais aux décisions concrètes. Certains estiment que les différentes étapes administratives ont déjà suffisamment avancé pour permettre une évolution favorable du dossier. Cette sortie publique traduit également une frustration plus profonde : celle d’une jeunesse diplômée qui peine encore à trouver sa place dans un marché de l’emploi de plus en plus saturé.
le ministère de la Fonction publique rassure sur le traitement des dossiers
Après leur rassemblement, les responsables du mouvement ont été reçus par la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong. Une rencontre présentée comme un moment d’échange et d’écoute entre les deux parties. Face aux préoccupations soulevées, la ministre a tenu à préciser que les dossiers ne sont pas bloqués au niveau de son administration. Elle a rappelé que toute intégration dans la fonction publique doit respecter des procédures précises ainsi que les limites fixées par le cadrage budgétaire de l’État. Selon les autorités, plusieurs dossiers sont déjà enregistrés, mais certains nécessitent encore des ajustements administratifs avant leur validation définitive.
Le gouvernement affirme par ailleurs poursuivre les efforts engagés depuis la Transition pour améliorer la gestion des carrières administratives et favoriser l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Malgré ces assurances, les attentes restent fortes du côté des manifestants. Beaucoup espèrent désormais que les échanges avec le ministère déboucheront rapidement sur des solutions concrètes, capables de réduire l’incertitude dans laquelle vivent plusieurs jeunes en quête de stabilité professionnelle. Au-delà des revendications du jour, cette mobilisation remet surtout en lumière la pression sociale liée à l’emploi au Gabon. Entre attentes des diplômés et contraintes budgétaires de l’État, la question de l’intégration à la fonction publique reste plus que jamais au cœur des préoccupations.
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MABITI ONASIA


