Après le rapatriement de centaines de ses ressortissants depuis l’Afrique du Sud, le Nigeria réclame des indemnisations pour les pertes subies. Abuja dénonce les violences visant ses citoyens et exige réparation.

Face à la montée des violences et des manifestations anti-immigration en Afrique du Sud, le Nigeria hausse le ton. Les autorités nigérianes exigent désormais des indemnisations pour leurs ressortissants contraints de quitter précipitamment le pays, abandonnant derrière eux commerces, véhicules et habitations.
Depuis plusieurs semaines, un climat de tension règne dans plusieurs villes sud-africaines. Des groupes hostiles aux étrangers multiplient les intimidations et les contrôles de rue, poussant des centaines de Nigérians à « plier bagage » pour rentrer au pays. Plus de 500 personnes ont déjà été rapatriées vers Lagos grâce à des vols organisés par Abuja.
Pour le gouvernement nigérian, il est hors de question de laisser ses citoyens supporter seuls les pertes subies. Les autorités ont lancé un vaste recensement des biens abandonnés afin d’évaluer le préjudice financier et de préparer d’éventuelles demandes de compensation auprès de Pretoria. Entre boutiques fermées du jour au lendemain, voitures laissées sur place et années de travail réduites à néant, beaucoup de familles se retrouvent aujourd’hui dans une situation difficile.
Du côté sud-africain, les autorités affirment que plusieurs rapatriés se trouvaient en situation irrégulière, une version contestée par Abuja. Les discussions diplomatiques entre les deux pays devraient désormais se poursuivre au plus haut niveau pour tenter de trouver une issue à cette crise.
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Reve NGOUL-ALY


