La cour d’appel de Paris a condamné ce mardi Marine Le Pen à trois ans de prison dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national. C’est une peine qui, contrairement au jugement de première instance, lui laisse la porte ouverte pour se présenter à la présidentielle de 2027.

Une peine allégée par rapport au premier procès
La cheffe de file du Rassemblement national a été reconnue coupable de détournement de fonds publics et complicité de ce délit. La cour l’a condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis, le troisième pouvant être aménagé sous bracelet électronique, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros et à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 assortis du sursis.
Le vrai enjeu : l’éligibilité pour 2027
Contrairement au verdict de première instance, qui prévoyait une inéligibilité immédiate de 5 ans, cette peine réduite en appel lui permet en théorie de se présenter à l’élection présidentielle. Reste un dilemme de taille : la partie ferme de sa peine étant aménageable sous bracelet électronique, elle devra décider si elle accepte de faire campagne dans ces conditions, une option qu’elle a pourtant écartée à plusieurs reprises ces derniers mois, jugeant qu’un candidat à la présidentielle doit rester totalement libre de ses mouvements.
Les autres condamnations du procès
Plusieurs autres prévenus ont également été fixés sur leur sort : Bruno Gollnisch écope de trois ans de prison avec sursis, Louis Aliot (maire de Perpignan) d’un an avec sursis, et Nicolas Bay d’une peine similaire. Le Rassemblement national, en tant que personne morale, a été condamné à une amende de 2 millions d’euros (dont un avec sursis) et à une confiscation d’un million d’euros.
Marie Celine AKANDA
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