Électricité à Libreville : pourquoi la mairie demande-t-elle à ses agents de traquer le moindre gaspillage ?

Kendra Charlène NDAVOURA

Alors que les coupures d’Électricité continuent de perturber le quotidien dans le Grand Libreville, la question de la consommation énergétique revient au cœur des préoccupations. Dans les administrations comme dans les ménages, chaque kilowatt compte désormais dans un contexte marqué par les tensions sur le réseau électrique. C’est justement sur ce terrain que la municipalité de la capitale entend agir, en responsabilisant davantage ses propres services. Ainsi, dans une note du Secrétariat général publiée le 5 octobre 2026, la mairie de Libreville appelle l’ensemble de ses administrations à renforcer immédiatement les mesures de maîtrise de l’énergie. La décision fait suite à des constats de « négligence » dans la gestion de l’électricité au sein des locaux municipaux.

 Électricité

Désormais, les responsables administratifs sont invités à veiller à l’application stricte des consignes de sobriété énergétique. À la fin de chaque journée de travail, les agents municipaux doivent notamment procéder à l’extinction systématique des lumières dans les bureaux, les salles et les espaces communs. De même, les climatiseurs, notamment les appareils de type split, doivent impérativement être arrêtés avant le départ des agents. Les autres équipements électriques qui ne sont pas indispensables doivent également être mis hors tension. En outre, les directeurs généraux et chefs de services sont chargés de sensibiliser leurs équipes. L’objectif est d’installer des réflexes quotidiens permettant de limiter les consommations inutiles dans les bâtiments administratifs.

Cette directive municipale intervient alors que le réseau électrique du Grand Libreville traverse une période particulièrement difficile. Les délestages rotatifs affectent plusieurs zones de la capitale, dans un contexte notamment marqué par des perturbations liées à l’approvisionnement en gasoil nécessaire au fonctionnement de certaines infrastructures de la SEEG. Dans ce contexte, la mairie entend donc agir à son niveau en réduisant les consommations qui peuvent être évitées. La démarche repose ainsi sur une idée simple : en période de tension sur le réseau, les administrations doivent elles aussi participer à l’effort de réduction du gaspillage énergétique.

Parallèlement aux mesures prises au sein des services municipaux, les autorités gabonaises poursuivent leurs actions contre les pratiques qui contribuent à fragiliser davantage le réseau électrique. À Libreville, une brigade mixte a notamment été mobilisée pour lutter contre les branchements électriques frauduleux, dont plusieurs milliers ont été recensés dans la capitale. Cette opération vise à réduire les raccordements illégaux et à limiter les pertes enregistrées sur le réseau. Ainsi, la rédaction de M Plus Africa estime que entre discipline dans les administrations et lutte contre les branchements frauduleux, les autorités cherchent à agir sur plusieurs fronts. Pour la mairie de Libreville, la maîtrise de l’électricité commence désormais dans ses propres locaux, avec l’obligation pour chaque agent d’adopter des gestes simples pour éviter toute consommation inutile.

 

Kendra Charlène NDAVOURA

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