Au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), les conditions d’accueil et de prise en charge interrogent profondément sur la dignité humaine et l’urgence d’une véritable réhabilitation.
Une urgence qui dépasse les patients
Au Centre hospitalier universitaire de Libreville, l’urgence ne concerne plus seulement les malades.
Elle est partout.
Dans les couloirs, dans les salles d’attente, dans cette salle d’urgence qui, paradoxalement, semble elle-même en situation critique.
Le groupe électrogène, censé assurer une continuité minimale, n’alimente qu’une partie de la structure. Au-delà, l’hôpital s’enfonce dans une semi-obscurité, symbole d’un système à bout de souffle.
Une salle d’urgence en souffrance
Là où chaque seconde peut faire la différence, les conditions sanitaires sont décrites comme alarmantes.
Hygiène insuffisante, équipements limités, environnement dégradé…
La salle d’urgence, censée être un espace de vie, devient un lieu de tension permanente.
Le personnel fait face. Il tient. Mais dans quelles conditions ?
Soigner dans un environnement dégradé, c’est déjà un combat en soi.
Des familles abandonnées à leur propre réalité
Mais la détresse ne s’arrête pas aux patients.
Dans les espaces d’attente, les familles vivent une autre forme d’épreuve. Aucune commodité réelle.
Ventilation défaillante. Climatisation hors service.
Alors, les proches s’organisent comme ils peuvent. Ils viennent avec leurs ventilateurs.
Avec des matelas. Parfois même avec des lits improvisés. Ce qui devrait être un lieu d’accompagnement devient un espace de survie.
Une dignité mise à l’épreuve
Derrière ces images, il y a une réalité silencieuse mais lourde :
-des parents qui veillent sans repos,
-des proches qui s’inquiètent dans des conditions indignes,
-des malades qui luttent dans un environnement qui ne les aide pas.
Ce n’est plus seulement une question d’infrastructures.
C’est une question de dignité.
Quand la débrouille remplace le système
Face aux manques, chacun improvise.
La solidarité prend le relais, les familles s’entraident, les solutions se bricolent. Mais cela ne devrait pas être la norme. Un hôpital public ne devrait pas dépendre de ce que les familles peuvent apporter de chez elles.
Une refondation à interroger
Le discours de refondation est présent. Il porte des ambitions fortes.Mais une question essentielle demeure :
Peut-on refonder sans commencer par ce qui est vital ? Un pays ne se reconstruit pas uniquement dans les textes ou les annonces.
Il se reconstruit dans ses hôpitaux, dans ses écoles, dans ces lieux où la vie se joue chaque jour.
L’urgence d’agir
Au CHUL, il ne s’agit plus de constater.
Il s’agit d’agir, Réhabiliter, Équiper et Restaurer.
Redonner à cet hôpital sa fonction première : sauver des vies dans des conditions dignes.
Le Centre hospitalier universitaire de Libreville n’est pas seulement un hôpital; C’est un miroir.
Un miroir de ce qui fonctionne, et surtout de ce qui doit être réparé en urgence.
Parce qu’au-delà des murs et des équipements, ce sont des vies humaines qui attendent.
Suivez-nous sur Facebook
Rebecca FUNDI


