Sans véritable suspense, la Cour constitutionnelle du Congo-Brazzaville a confirmé la réélection de Denis Sassou Nguesso avec 94,90 % des suffrages exprimés. Rendue le 29 mars 2026 à Brazzaville, cette décision définitive entérine les résultats de l’élection présidentielle du 15 mars et ouvre la voie à un cinquième mandat consécutif pour le chef de l’État, dans un contexte marqué par des interrogations persistantes sur la transparence du scrutin.

Les résultats validés par la haute juridiction sont légèrement supérieurs à ceux annoncés à titre provisoire le 17 mars. Le recours introduit par le candidat Dave Mafoula, qui sollicitait l’annulation du scrutin, a été rejeté, mettant un terme au contentieux électoral. Par cette décision irrévocable, la Cour confirme non seulement la victoire du président sortant, mais aussi la régularité du processus électoral selon les institutions. Cette nouvelle réélection permet à Denis Sassou Nguesso de prolonger une longévité politique déjà remarquable à la tête du pays. L’investiture du président est prévue pour le 16 avril 2026, marquant le début d’un nouveau mandat placé sous le signe de la continuité.
Sur les réseaux sociaux, la confirmation de ces résultats a suscité des réactions contrastées. Entre résignation et critiques, de nombreux internautes évoquent une issue attendue, tandis que d’autres dénoncent un manque de transparence, la faible visibilité de l’opposition et les perturbations des communications observées durant la période électorale. Ces échanges traduisent une opinion publique divisée et alimentent les débats autour de la crédibilité du scrutin. Si la décision de la Cour constitutionnelle confère une légitimité juridique incontestable à la réélection du président, elle ne suffit pas à dissiper toutes les interrogations. Le nouveau mandat s’ouvre ainsi dans un contexte où les attentes en matière de gouvernance, de transparence et de réponse aux préoccupations sociales demeurent fortes.
MABITI ONASIA.
