À Libreville, la démolition de plusieurs bâtiments dans trois quartiers ciblés par les autorités a suscité de vives réactions parmi les populations concernées. Ce projet vise à améliorer les conditions de logement et à moderniser certaines zones urbaines de la capitale gabonaise.

Pendant plusieurs jours, de nombreux habitants ont manifesté leur résistance face à la destruction annoncée depuis plus de trois mois de leurs habitations, refusant dans un premier temps de quitter les lieux.
Selon les informations recueillies sur place, certains occupants auraient tenté de retarder l’opération, espérant obtenir davantage de garanties ou de temps pour organiser leur départ. Ce n’est finalement qu’hier, avec l’arrivée effective des engins de démolition, que les habitants restants ont quitter les bâtiments concernés.
Et pourtant cette opération s’inscrit dans un projet de réorganisation et de réhabilitation immobilier urbain. Les autorités eux ont été claires et ont indiqués que certains des bâtiments seront destinés à accueillir des fonctionnaires après leur réhabilitation.
Toutefois, une évaluation technique préalable est en cours afin de déterminer l’état réel des infrastructures. Car les bâtiments jugés irrécupérables seront entièrement démolis, tandis que ceux dont la structure reste exploitable feront l’objet de travaux de rénovation.
Néanmoins, la situation reste sensible pour les populations directement touchées, qui expriment des inquiétudes quant à leur relogement et aux conséquences sociales de ces démolitions.
Mais l’évolution de l’opération dans les prochains jours permettra de mieux mesurer l’impact réel de ce programme de réaménagement urbain sur les habitants concernés.
Marie-Celine Naïma AKANDA
