À Port-Gentil, la base logistique d’Alogis est occupée par d’anciens salariés de Satram, empêchant la reprise normale des activités. Maître Marlène Fabienne Essola Efountame a dénoncé cette situation lors d’une conférence de presse, soulignant les risques économiques et sociaux pour le groupe et ses employés.

La base logistique de la société Alogis à Port-Gentil fait face à un blocage inédit, selon Maître Marlène Fabienne Essola Efountame, juriste et conseil juridique du groupe Satram-EGCA-Alogis. Lors d’une conférence de presse tenue devant les médias locaux et nationaux, elle a décrit la situation comme une entrave directe aux activités de l’entreprise. « Depuis plusieurs jours, des anciens salariés de Satram occupent la base logistique, empêchant nos équipes d’accéder aux installations et de reprendre les activités normalement prévues », a expliqué Maître Essola Efountame. Elle a précisé que cette occupation affecte non seulement la production, mais également l’organisation logistique du site, crucial pour le groupe.
L’avocate a dénoncé le refus du tribunal de première instance de Port-Gentil d’ordonner l’expulsion des occupants, estimant que cette inertie judiciaire prolonge le blocage et met en danger le fonctionnement de l’entreprise. « Nous avons saisi la justice pour faire cesser ce trouble et sécuriser l’accès de nos employés à la base. À ce jour, aucune décision n’a été rendue », a-t-elle souligné. Pour elle, la situation dépasse un simple litige entre anciens salariés et employeur. « Il ne s’agit pas seulement de protéger nos installations : il y a des emplois et des activités économiques en jeu. Le maintien de ce blocage risque de mettre en péril des centaines de postes et l’ensemble des opérations logistiques à Port-Gentil », a averti l’avocate.
Maître Essola Efountame a également rappelé le contexte plus large du groupe Satram-EGCA-Alogis, confronté depuis plusieurs années à des procédures judiciaires et à des défis liés à la restructuration de ses sociétés. Selon elle, cette situation est révélatrice d’une crise silencieuse mais profonde, qui nécessite une intervention rapide des autorités judiciaires pour éviter que le conflit ne s’aggrave. Elle a enfin insisté sur la nécessité d’une résolution rapide et légale : « Nous appelons les autorités compétentes à intervenir pour que nos employés puissent travailler en toute sécurité et que le site retrouve sa pleine fonctionnalité. C’est une question de respect du droit et de protection de l’activité économique », a-t-elle conclu.
MABITI ONASIA.
