Le 12 avril 2026 marque un an depuis l’élection du président Brice Clotaire Oligui Nguema avec 94,85% des suffrages. Un soutien massif qui traduit la confiance populaire.

Mais alors que le gouvernement a récemment présenté les feuilles de route des 100 jours d’action gouvernementale pour 2026, la question se pose : les décisions prises reflètent-elles une mise en œuvre cohérente des priorités annoncées pour cette période spécifique ?
Une légitimité populaire solide
Avant même son élection, le président avait marqué l’opinion durant la transition. Ses discours, gestes symboliques et promesses ont nourri l’espoir d’un nouveau départ. Le retrait de l’armée pour se présenter à la magistrature suprême a renforcé cette image d’engagement personnel et démocratique.
Des avancées tangibles sur les infrastructures
Depuis sa prise de pouvoir, plusieurs projets ont été menés : réfection de routes, modernisation d’axes urbains, émergence rapide de bâtiments administratifs et chantiers structurants. Ces réalisations concrètes constituent des signes visibles de l’action gouvernementale et illustrent la capacité de l’exécutif à initier des changements rapides sur le terrain.
Cependant, la gouvernance ne se résume pas aux infrastructures visibles.
Priorités des 100 jours et cohérence des décisions
Les feuilles de route des 100 jours d’action gouvernementale pour 2026 définissent le planning précis des ministres pour cette période. Or, certaines décisions récentes, restrictions sur les réseaux sociaux, annonce de contrôle des VPN ; suscitent des interrogations sur la cohérence entre les priorités annoncées et les mesures prises.
La population observe et mesure le décalage possible entre ce qui est planifié et ce qui est exécuté. La lisibilité de l’action publique reste cruciale : elle permet de comprendre si les priorités sont respectées et si les mesures répondent aux besoins fondamentaux.
Maintenir la confiance populaire
La confiance accordée en avril 2025 reste un capital précieux mais fragile. Des tensions sociales, des grèves et des incompréhensions dans certains secteurs sensibles montrent que la perception de l’action gouvernementale peut rapidement évoluer.
Il est essentiel que le gouvernement privilégie la clarté, la cohérence et la hiérarchisation des priorités pour que les citoyens puissent mesurer le suivi des engagements annoncés et conserver la confiance dans les institutions.
Un regard sur l’avenir
Alors que le premier anniversaire de l’élection approche, la question centrale demeure : les mesures actuelles traduisent-elles vraiment la mise en œuvre des priorités fixées dans les feuilles de route des 100 jours d’action gouvernementale pour 2026, ou ne sont-elles qu’un premier aperçu d’orientations encore difficiles à cerner ?
Le reste de l’année permettra de juger si l’élan initial se transforme en confiance durable ou si des ajustements s’imposent pour aligner les actes sur les attentes de la population.
Rebecca FUNDI
