Routes, hôpitaux, électricité : la IVème République à l’épreuve du quotidien

REBECCA FUNDI

Au-delà des discours et des plateaux télévisés internationaux, la réalité d’un pays se mesure à la qualité de ses services publics. Au Gabon, les attentes restent fortes.

Les interventions officielles sur des médias internationaux présentent un Gabon en reconstruction et en modernisation. Pourtant, pour de nombreux citoyens, la transformation tarde à se matérialiser.

Des infrastructures encore fragiles

Dans plusieurs quartiers de Libreville, les coupures d’électricité restent fréquentes. L’accès régulier à l’eau potable n’est pas toujours garanti.

Dans certaines provinces, l’état des routes complique la circulation des personnes et des marchandises, impactant l’activité économique locale.

Le système de santé sous pression

Les hôpitaux publics font face à des défis récurrents : équipements insuffisants, délais d’attente prolongés, manque de personnel spécialisé.

Les citoyens espèrent que le pouvoir en place permettra un investissement massif et structuré dans le secteur de la santé, considéré comme prioritaire.

L’école et la formation

Les établissements scolaires, notamment en zone rurale, manquent parfois d’infrastructures adaptées. Classes surchargées, équipements limités, besoins en formation des enseignants.

Le symbole du changement réel

Les services publics sont le miroir de la gouvernance.
Ils incarnent la promesse d’égalité et de justice sociale.

Un changement politique n’est véritablement perçu que lorsqu’il améliore la vie quotidienne :
• routes praticables,
• électricité stable,
• soins accessibles,
• écoles fonctionnelles.

Le regard des citoyens face au gouvernement, mettra en évidence un jugement non pas sur les intentions, mais sur ses réalisations concrètes.

Rebecca FUNDI

Share This Article