Gabon : Entre regrets et espoir d’un renouveau.

ONASIA MABITI

Coupures d’eau, d’électricité, des réseaux sociaux et chômage persistant : face aux difficultés quotidiennes, de nombreux Gabonais expriment leur colère et leur désillusion en ligne, tandis que d’autres continuent de garder espoir en un véritable développement du pays.

Au Gabon, le climat social oscille entre larmes, regrets et espoir d’un renouveau. À Libreville comme à Port-Gentil, les coupures d’eau et d’électricité rythment désormais le quotidien des habitants. Les robinets à sec, les quartiers plongés dans le noir et les perturbations constantes affectent aussi bien les ménages que les petits commerces. Sur les réseaux sociaux, les images et témoignages se multiplient, traduisant une exaspération grandissante face à des services jugés défaillants.

Dans les débats en ligne, certains Gabonais reconnaissent regretter leur vote, estimant que les promesses de développement tardent à se concrétiser. D’autres dénoncent une gouvernance qu’ils qualifient d’autoritaire, parlant de restriction des libertés et de manque d’écoute. Les réseaux sociaux sont ainsi devenus une tribune d’expression où se mêlent colère, appels à la mobilisation et interpellations directes des autorités.

Pourtant, au milieu de cette désillusion, subsiste une lueur d’espoir. Une partie de la population continue de croire au potentiel du pays, riche en ressources naturelles et porté par une jeunesse dynamique et ambitieuse. Beaucoup appellent à davantage de transparence, à un dialogue sincère et à des actions concrètes capables d’améliorer durablement le quotidien, convaincus que les difficultés actuelles ne doivent pas condamner l’avenir.

Face à ces défis, l’heure semble venue d’un sursaut collectif. La résolution des crises d’eau et d’électricité, la restauration de la confiance et le renforcement de la gouvernance constituent des priorités urgentes pour apaiser les tensions. Plus que jamais, le Gabon apparaît à la croisée des chemins, partagé entre amertume et volonté de construire un avenir meilleur, où responsabilité, justice sociale et participation citoyenne pourraient enfin ouvrir la voie à un renouveau durable.

MABITI ONASIA.

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