Toute réforme doit intégrer une dimension sociale afin d’éviter de nouvelles fractures et de garantir une gouvernance au service du citoyen.
Les politiques publiques ne peuvent se limiter à des considérations techniques ou administratives. Elles doivent avant tout être pensées comme des outils au service du bien-être collectif. Chaque décision prise par les autorités, qu’elle concerne l’économie, l’administration, la fiscalité ou les services sociaux, a un impact direct ou indirect sur la vie quotidienne des populations.
Dans la phase post-transition que traverse le pays, cette exigence devient encore plus cruciale. L’élection présidentielle a ouvert une nouvelle ère de gouvernance, marquée par de fortes attentes. Les citoyens espèrent des améliorations concrètes de leurs conditions de vie, mais aussi une manière différente de gouverner : plus proche des réalités, plus attentive et plus responsable.

Prendre le temps d’évaluer l’impact social d’une décision, c’est prévenir les incompréhensions, éviter les frustrations et réduire les risques de tensions sociales. Une réforme, même bien intentionnée, peut devenir source de rejet si elle n’est pas accompagnée, expliquée et adaptée aux réalités des populations.
Gouverner avec responsabilité, c’est donc intégrer systématiquement la dimension humaine dans l’action publique. C’est s’assurer que chaque mesure contribue, à terme, à renforcer la cohésion sociale, à protéger les plus vulnérables et à créer des opportunités plutôt que des obstacles.
Une gouvernance efficace dans l’après-transition est celle qui avance avec le peuple, en tenant compte de ses préoccupations, de ses difficultés et de ses aspirations. C’est à ce prix que les réformes pourront être comprises, acceptées et durablement soutenues.
Rebecca FUNDI
