Yaoundé 2026 : l’Afrique appelée à accélérer l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Lauraine

Du 9 au 13 février 2026, la capitale camerounaise se positionne comme l’épicentre africain des réflexions sur l’eau et l’assainissement. À l’occasion du 23ᵉ Congrès international de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), plus de 3 000 acteurs responsables politiques, experts, industriels et régulateurs unissent leurs voix pour faire passer le continent des promesses aux solutions concrètes.

Pendant cinq jours, la capitale camerounaise devient l’épicentre des réflexions stratégiques sur l’avenir de l’eau en Afrique. Placé sous le thème « Eau et assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique », le 23ᵉ Congrès international et exposition de l’AAEA rassemble gouvernements, opérateurs publics, régulateurs, chercheurs, industriels et bailleurs de fonds autour d’un objectif commun : transformer les engagements en résultats concrets.

À l’heure où l’échéance de 2030 approche, le constat demeure préoccupant. Des centaines de millions d’Africains n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre et les services d’assainissement restent insuffisants dans de nombreux pays. L’Objectif de Développement Durable 6, qui vise un accès universel à l’eau et à l’assainissement, exige donc une accélération des investissements, de l’innovation et des réformes structurelles.

Pour le Gabon, pays membre de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA), ce rendez-vous continental intervient dans un contexte d’engagement concret. Le pays a déjà franchi une étape importante avec la mobilisation de 150 millions de dollars débloqués par la Banque mondiale pour renforcer le secteur de l’eau et de l’assainissement. Cette enveloppe vise à améliorer l’accès à l’eau potable, moderniser les infrastructures existantes et étendre les services, notamment dans les zones encore insuffisamment desservies.

Au-delà des débats techniques, Yaoundé 2026 envoie un message clair : l’eau et l’assainissement sont au cœur du développement, de la santé publique et de la stabilité sociale. L’enjeu n’est plus seulement de planifier, mais d’agir avec détermination pour garantir à chaque Africain un droit fondamental : l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement dignes.

REVE NGOUL-ALY

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