Finances publiques : Oligui Nguema exige une « vérité comptable » face au FMI

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C’est un tournant symbolique et stratégique pour l’industrie extractive au Gabon. Ce jeudi à Port-Gentil, le Président de la République a reçu les nouvelles responsables de VAALCO Gabon, marquant l’ascension de compétences féminines gabonaises à la tête d’un acteur majeur du secteur pétrolier.

La rencontre avec les experts du FMI s’inscrit dans la continuité des travaux techniques engagés avec le ministère de l’Économie et des Finances. L’objectif affiché par le Président est de consolider la fiabilité des données. Il ne s’agit plus seulement d’évaluer l’endettement, mais d’aligner les différentes évaluations disponibles pour aboutir à une « lecture partagée » de la situation financière du pays. Pour la rédaction M+ Africa, cette démarche est cruciale. Car, dans un contexte où la confiance des investisseurs internationaux repose sur la clarté des chiffres, disposer d’un état des lieux sincère et incontestable est le premier pas vers un assainissement crédible.

Aussi le Président a-t-il rappelé au cours de cette audience, une exigence fondamentale : la maîtrise de la dette ne doit pas se faire au détriment de l’État investisseur. Pour le Président de la République, l’enjeu est de préserver les capacités de financement des priorités nationales (infrastructures, santé, éducation, entrepreneuriat) tout en traçant une trajectoire soutenable.

En exigeant cette rigueur comptable, le Chef de l’État envoie un signal fort de souveraineté économique. Le Gabon ne se contente plus de subir les recommandations internationales ; il s’assoit à la table des négociations avec ses propres données, consolidées par ses propres experts. C’est la condition sine qua non pour bâtir des finances publiques résiliantes, capables de soutenir l’économie réelle sur le long terme.

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