À Essassa, la colère des populations face aux coupures répétées d’eau et d’électricité a franchi un cap, avec le blocage de la Nationale 1, révélant une crise devenue insoutenable.

Une mobilisation qui paralyse un axe stratégique
Le 25 mai 2026, les habitants d’Essassa, dans le Grand Libreville, ont décidé de bloquer la Nationale 1, principal axe économique du Gabon. Depuis plusieurs heures, la circulation est fortement perturbée, voire impossible, plongeant usagers et transporteurs dans une situation de blocage total.
À l’origine de cette mobilisation, un ras-le-bol généralisé face aux délestages d’eau et d’électricité. Les populations dénoncent des coupures répétées, imprévisibles et de plus en plus longues, affectant lourdement leur quotidien. La Société d’énergie et d’eau du Gabon est directement pointée du doigt, accusée de ne plus être en mesure de garantir un service régulier.
Une colère qui traduit un malaise profond
Au-delà du blocage de la route, ce mouvement révèle un malaise plus profond. Pour de nombreux habitants, ces coupures ne sont plus perçues comme des incidents ponctuels, mais comme une situation durable, presque normalisée. Cette perception alimente un sentiment d’abandon et d’injustice.
La paralysie de la Nationale 1 n’est pas sans impact.
-ralentissement des activités économiques
-difficultés pour les transports de marchandises
-perturbation des déplacements quotidiens
Un blocage qui rappelle à quel point les infrastructures et les services de base sont liés au fonctionnement global du pays.
Le risque d’un mouvement plus large
Ce qui se joue à Essassa pourrait dépasser le cadre local. La mobilisation pourrait inspirer d’autres zones confrontées aux mêmes difficultés, transformant une contestation ponctuelle en mouvement plus étendu. Cette situation pose une question centrale : comment un pays riche en ressources peut-il faire face à de telles difficultés d’accès aux services essentiels ?
Elle interpelle également sur la gestion des infrastructures et la capacité à répondre aux attentes des populations.
À Essassa, le blocage de la Nationale 1 est bien plus qu’un simple mouvement de protestation. C’est le signal d’alerte d’une population à bout, confrontée à une crise des services de base qui ne peut plus être ignorée.
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Rebecca FUNDI


