Libreville vit depuis ce matin au rythme du Festival international du livre gabonais et des arts. Mais ce succès populaire cache une réalité amère : le désengagement financier des autorités. Les organisateurs tirent la sonnette d’alarme.

Filiga manifestation artistique et littéraire internationale gabonaise
Le FILIGA (Festival International du Livre Gabonais et des Arts) est un événement culturel majeur qui se tient à Libreville. La 5e édition se déroule du 28 au 30 mai 2026 au Musée national du Gabon. Le festival a pour mission de promouvoir la culture, le livre et les arts comme leviers de développement intellectuel.
Un rayonnement africain incontestable
La cinquième édition du FILIGA a ouvert ses portes ce jour. La Centrafrique est à l’honneur. Le thème choisi explore les liens entre l’Afrique et ses diasporas. Écrivains, artistes, intellectuels venus de plusieurs pays se croisent au fil des stands. Le public, lui, est au rendez-vous. Le festival s’impose désormais comme un événement culturel majeur sur le continent.
Des coulisses sous tension
Pourtant, dans les coulisses, l’ambiance est tout autre. Les organisateurs assurent avoir écrit à plusieurs reprises aux autorités. En guise de réponse : silence radio. Aucune subvention publique n’a été versée. Aucun soutien affiché. Le festival vit grâce à la débrouille, aux partenaires privés et surtout à la bonne volonté des bénévoles. Une situation intenable.
Un avenir incertain
Après quatre éditions couronnées de succès et une cinquième à en devenir , l’avenir du FILIGA est désormais en suspens. Ses créateurs évoquent sérieusement un passage à une édition tous les deux ans. Un paradoxe douloureux : cet événement offre au Gabon une belle vitrine culturelle, mais sans le soutien de l’État, il pourrait s’essouffler.
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Marie-Celine AKANDA


