Sénégal : la démission du président de l’Assemblée nationale ouvre une voie royale à Ousmane Sonko.

Lauraine

Au Sénégal, la démission du président de l’Assemblée nationale ouvre la voie à Ousmane Sonko pour prendre la tête du Parlement, après son éviction du gouvernement par Bassirou Diomaye Faye.

Sénégal

Le paysage politique sénégalais connaît une nouvelle secousse majeure. Deux jours seulement après son éviction de la Primature par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko se retrouve déjà au centre d’un nouveau scénario institutionnel susceptible de rebattre les cartes du pouvoir à Dakar. La démission d’El Malick Ndiaye de la présidence de l’Assemblée nationale pourrait désormais propulser l’ancien Premier ministre à la tête du Parlement, consolidant ainsi son influence politique malgré son départ du gouvernement.

Selon plusieurs sources concordantes, El Malick Ndiaye a annoncé sa démission dimanche 24 mai 2026, ouvrant officiellement la procédure de désignation d’un nouveau président de l’Assemblée nationale. Dans la foulée, les députés sénégalais ont été convoqués en séance plénière afin de statuer sur la réintégration parlementaire d’Ousmane Sonko et procéder à l’élection du nouveau patron de l’institution législative.

Cette évolution intervient dans un climat de tensions politiques inédit entre le président Bassirou Diomaye Faye et son désormais ancien allié. Le chef de l’État sénégalais a officiellement mis fin aux fonctions d’Ousmane Sonko le 22 mai 2026, dissolvant dans le même temps l’ensemble du gouvernement. Une décision spectaculaire qui marque la rupture d’un tandem politique ayant porté le parti PASTEF au pouvoir après l’élection présidentielle de 2024.

Longtemps considéré comme l’architecte idéologique du pouvoir actuel, Ousmane Sonko conserve néanmoins une forte emprise sur la majorité parlementaire. Son retour potentiel à l’Assemblée nationale pourrait ainsi transformer le Parlement en nouveau centre de gravité du pouvoir sénégalais. Plusieurs observateurs estiment que cette recomposition institutionnelle pourrait déboucher sur une cohabitation politique tendue entre l’exécutif et le législatif.

Le contexte économique ajoute une dimension supplémentaire à cette crise politique. Le Sénégal traverse actuellement une période délicate marquée par des tensions budgétaires, des discussions complexes avec le Fonds monétaire international et des désaccords profonds sur la stratégie économique du pays. Les divergences entre Diomaye Faye et Sonko se seraient notamment accentuées autour de la gestion de la dette publique, des subventions énergétiques et des réformes institutionnelles promises par le pouvoir.

Figure populaire auprès de la jeunesse sénégalaise et leader incontesté du PASTEF, Ousmane Sonko semble ainsi réussir un retour politique aussi rapide que stratégique. Écarté du gouvernement, il pourrait désormais prendre le contrôle de l’Assemblée nationale, une position qui lui offrirait une capacité d’influence considérable dans le jeu institutionnel sénégalais à l’approche des prochaines échéances politiques.

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Reve NGOUL-ALY

 

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