La Ligue des jeunes bâtisseurs a tenu un point de presse pour annoncer la mise en place d’un fonds destiné à l’autonomisation de la jeunesse gabonaise. Une promesse directement portée par le président fondateur Brice Clotaire Oligui Nguema, lors du premier anniversaire de l’Union Démocratique des Bâtisseurs.

Un point de presse né d’un anniversaire historique
C’est dans la foulée des célébrations du premier anniversaire de l’UDB, tenu le 5 juillet au palais des congrès à Libreville, que le président de la Ligue des jeunes bâtisseurs, Anicet Engo, a convoqué la presse ce dimanche 12 juillet. L’objectif était d’informer officiellement la jeunesse gabonaise de l’existence d’un fonds qui lui est entièrement dédié, en prolongement direct des annonces faites par le président de la République lors des festivités du parti. Ce point de presse n’était donc pas une initiative isolée, mais bien la traduction concrète d’engagements pris au plus haut niveau de l’État, quelques jours seulement après qu’ils aient été formulés publiquement.
Ce qu’a dit le président : une jeunesse appelée à entreprendre
Pour comprendre la portée de ce fonds, il faut revenir sur les mots du président fondateur lors du premier anniversaire de l’UDB. Oligui Nguema a placé la jeunesse au cœur de son discours, lançant un appel fort et direct : « À notre jeunesse, formez-vous, innovez, entreprenez et engagez-vous. Vous êtes l’avenir de notre parti et de notre nation. » Ce discours marquait clairement une volonté assumée : ne plus se contenter d’encourager la jeunesse avec des mots, mais lui donner les moyens concrets d’agir.

Ce que le fonds va apporter concrètement
C’est précisément là que le point de presse du 12 juillet prend tout son sens. Anicet Engo est venu expliquer comment cette volonté présidentielle allait se traduire sur le terrain. Le fonds annoncé est destiné à l’ensemble de la jeunesse gabonaise, sans distinction. Qu’elle soit militante de l’UDB ou non. Il cible particulièrement les jeunes porteurs de projets dans des filières et spécialités encore peu développées au Gabon, là où les opportunités d’emploi restent structurellement insuffisantes. L’ambition affichée est de répondre frontalement au chômage des jeunes, en leur offrant un levier financier directement là où le secteur bancaire traditionnel reste inaccessible faute de garanties suffisantes.
Une réponse structurelle à un mal profond
Le chômage des jeunes au Gabon n’est pas une nouveauté. Lors d’une tournée d’implantation à Libreville en mai dernier, le Conseiller stratégique national de l’UDB, Séraphin Moundounga, avait lui-même reconnu publiquement que le chômage frappait les jeunes et les femmes dans tout le pays, y compris parmi les diplômés. Ce constat lucide posait une question simple mais urgente : à quoi sert un diplôme si aucune structure ne permet de le transformer en projet viable ? Ce fonds tente précisément d’apporter une réponse à cette question, en créant un pont entre la formation et l’insertion économique réelle.
Les modalités pratiques attendues très prochainement
Si l’annonce est porteuse d’espoir, Anicet Engo a été clair sur un point : les modalités pratiques d’accès au financement , critères d’éligibilité, montants, procédures de dépôt de dossiers seront communiquées dans les prochains jours via les canaux officiels du parti et du gouvernement. Ce point de presse marquait donc avant tout le coup d’envoi officiel d’une communication plus large, destinée à toucher les jeunes dans toutes les provinces du pays, des grandes villes aux localités les plus reculées.
Un signal fort pour l’avenir
Au fond, ce que la Ligue des jeunes bâtisseurs a posé sur la table ce dimanche, c’est l’idée qu’une politique réussie ne se mesure pas uniquement à ses réformes institutionnelles, mais aussi à sa capacité à changer concrètement le quotidien des jeunes. Si ce fonds tient ses promesses, il pourrait devenir l’un des marqueurs les plus tangibles du projet politique du President Oligui Nguema, celui d’un Gabon où la jeunesse n’attend plus une opportunité, mais la crée elle-même.
Marie Celine AKANDA
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