Affaire Hervé Patrick Opiangah : la défense salue le non-lieu et réclame la restitution des biens saisis

Line MINDZE

Les avocats d’Hervé Patrick Opiangah ont animé une conférence de presse afin de revenir sur l’issue de la procédure judiciaire engagée contre leur client. Ils ont salué les décisions de justice ayant abouti à un non-lieu définitif, tout en appelant les autorités compétentes à procéder à la restitution des biens saisis et à lever les mesures administratives qu’ils estiment toujours en vigueur.

Une conférence de presse pour revenir sur la procédure

Hervé Patrick Opiangah

Les avocats d’Hervé Patrick Opiangah ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils sont revenus sur l’évolution de la procédure judiciaire visant leur client. Ils ont notamment salué les décisions de justice ayant abouti à un non-lieu, tout en dénonçant la persistance de certaines mesures qu’ils jugent contraires aux décisions rendues. Pour la défense, cette affaire a eu des conséquences importantes sur l’image publique de leur client. Maître Paulette Oyane a estimé que les accusations portées contre Hervé Patrick Opiangah avaient entraîné ce qu’elle qualifie de « mort sociale », en raison de leur gravité et de leur large médiatisation. Selon elle, les poursuites engagées ont durablement affecté sa réputation, son activité professionnelle et sa vie familiale.

 

Les avocats reviennent sur les perquisitions et les saisies

Les conseils de l’homme d’affaires ont également rappelé son parcours d’entrepreneur et d’investisseur au Gabon. Ils ont mis en avant ses activités économiques ainsi que les emplois créés par ses entreprises, estimant que cette procédure avait également porté préjudice à ses investissements et à ses collaborateurs. Au cours de cette rencontre avec la presse, les avocats sont revenus sur les opérations de perquisition menées le 20 novembre 2024 au domicile et dans les bureaux d’Hervé Patrick Opiangah. Ils dénoncent des irrégularités dans le déroulement de ces opérations et affirment que plusieurs biens, notamment des sommes d’argent, des bijoux, du matériel informatique et des équipements électroniques, auraient été saisis sans que leur situation soit aujourd’hui totalement clarifiée. La défense demande que toute la lumière soit faite sur le devenir de ces biens.

Le non-lieu devenu définitif

Les avocats ont également insisté sur le rôle joué par Elisabeth Opiangah durant la procédure. Selon eux, cette dernière a toujours contesté les accusations portées contre son père et a maintenu cette position devant les juridictions compétentes. Pour la défense, ses déclarations ont constitué un élément important dans l’appréciation du dossier. Sur le plan judiciaire, les conseils d’Hervé Patrick Opiangah rappellent que le juge d’instruction a rendu une ordonnance de non-lieu le 24 février 2026. Cette décision a ensuite été confirmée par la chambre d’accusation le 2 mai 2026. Enfin, le 12 juin 2026, un certificat de non-pourvoi a été délivré, rendant la décision définitive. Pour les avocats, ces différentes étapes mettent un terme à la procédure engagée contre leur client.

La restitution des biens et la levée des restrictions au cœur des revendications

Malgré cette issue judiciaire, la défense affirme que plusieurs difficultés subsistent. Elle indique que certains biens saisis n’ont toujours pas été restitués, notamment des passeports diplomatiques et ordinaire, ainsi que du matériel informatique et audiovisuel. Selon les avocats, ces objets ne figureraient pas sur la liste des biens officiellement déposés auprès du Trésor public, une situation qu’ils disent ne pas comprendre. Les conseils d’Hervé Patrick Opiangah soutiennent également que leur client et sa fille restent soumis à une interdiction de sortie du territoire, alors même que la procédure est désormais close. Ils affirment qu’Elisabeth Opiangah aurait notamment été empêchée de quitter le pays en mai 2026. La défense considère que ces restrictions devraient être levées au regard des décisions rendues par la justice.

La défense attend une réponse des autorités

Au cours de la conférence de presse, les avocats ont indiqué avoir adressé plusieurs courriers aux autorités judiciaires afin d’obtenir la restitution des biens saisis et la levée des mesures administratives encore en vigueur. Ils disent attendre une réponse des autorités compétentes. À travers cette prise de parole, la défense estime que si le volet judiciaire est désormais définitivement clos, plusieurs conséquences administratives de cette affaire restent, selon elle, à régler afin que les décisions de justice produisent pleinement leurs effets.

 

 

Line MINDZE

Journaliste

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