Le président-directeur général d’AgroSources, Mohamed-Adnane Achirou, comparaît devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF) d’Abidjan dans le cadre d’une affaire qui l’oppose à la société CIH. Cette procédure porte sur des accusations de nature financière, dont l’issue reste attendue.

Le Pôle pénal économique et financier (PPEF), juridiction spécialisée dans la lutte contre la criminalité économique en Côte d’Ivoire, examine un dossier opposant la société AgroSources à la Compagnie Ivoirienne d’Hydraulique (CIH). Selon les éléments rendus publics, le dirigeant d’AgroSources, Mohamed-Adnane Achirou, fait l’objet d’une procédure judiciaire dans laquelle sont évoquées des accusations de blanchiment de capitaux et d’abus de confiance. À ce stade, aucune décision de justice définitive n’a été rendue.
La CIH à l’origine de la plainte
La procédure a été engagée à la suite d’une plainte déposée par la société CIH, dirigée par Kobenan Tah Thomas, ancien vice-président du PDCI-RDA et ancien député. La société estime avoir subi un important préjudice financier dans le cadre de ses relations d’affaires avec AgroSources.
Des montants contestés
L’un des principaux points de divergence concerne l’évaluation du préjudice. Selon la CIH, les pertes s’élèveraient à près de 5 milliards de FCFA. Dans le cadre de l’instruction, le montant retenu à ce stade de la procédure serait de 201 millions de FCFA, selon les informations disponibles. Ces montants restent susceptibles d’évoluer au cours de la procédure judiciaire.
La justice appelée à trancher
Les audiences devant le PPEF doivent permettre aux différentes parties de présenter leurs arguments ainsi que leurs éléments de preuve. À ce stade, la justice ivoirienne n’a pas encore rendu son jugement. Conformément au principe de la présomption d’innocence, Mohamed-Adnane Achirou est présumé innocent tant qu’une décision de condamnation définitive n’a pas été prononcée.
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Rebecca FUNDI


