À la suite de l’incident survenu fin février au tribunal de première instance de Libreville, le ministre de la Justice, Augustin Emane, a ordonné l’ouverture d’une enquête administrative. L’Objectif de cette enquete est de déterminer les responsabilités et tirer les enseignements nécessaires pour améliorer la gestion des dossiers judiciaires et la sécurité dans les juridictions.

Le ministère de la Justice veut faire toute la lumière sur les dysfonctionnements révélés par le récent incident survenu au greffe du tribunal de première instance de Libreville. Dans une déclaration rendue publique mardi, le ministre de la Justice, garde des Sceaux et chargé des Droits humains, Augustin Emane, a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative. Cette décision intervient après un événement qui a profondément marqué le personnel judiciaire. Le membre du gouvernement a tenu, dans le même temps, à exprimer sa solidarité envers les agents de l’État affectés au greffe, visés lors de cet incident.
Selon la Chancellerie, l’enquête devra permettre d’établir les circonstances exactes des faits, mais aussi d’identifier d’éventuelles défaillances dans la gestion des dossiers judiciaires au sein de la juridiction concernée. L’objectif affiché est d’éclairer les responsabilités et de proposer, le cas échéant, des mesures correctives.
Au-delà de l’enquête administrative, le ministère entend tirer des enseignements plus larges de cet épisode. Une réflexion a ainsi été engagée au sein de la Chancellerie sur l’amélioration de l’accueil et de la réception des usagers dans les juridictions, ainsi que sur les procédures de conservation et de traitement des dossiers judiciaires.
Dans cette perspective, l’Inspection générale des services judiciaires a été chargée de conduire ce travail en étroite collaboration avec les chefs de juridictions et les responsables des greffes. Cette démarche vise notamment à renforcer les mécanismes de suivi des dossiers et à réduire les délais de traitement, souvent sources d’incompréhension pour les justiciables.
Par ailleurs, la question de la sécurité dans les juridictions a également été soulevée. Le commandement en chef de la Sécurité pénitentiaire a été invité à réfléchir aux dispositifs susceptibles de renforcer la protection des personnels et des installations judiciaires.
À travers ces différentes mesures, le ministère de la Justice entend prévenir la répétition de tels incidents et restaurer la sérénité nécessaire au bon fonctionnement du service public de la justice.
REVE NGOUL-ALY
