Les États-Unis subissent leurs premières pertes dans la guerre contre l’Iran, alors que l’offensive s’intensifie et que l’opinion publique américaine se montre majoritairement critique.

L’armée américaine a annoncé la mort de plusieurs soldats et plusieurs blessés graves lors des opérations contre l’Iran, premières pertes enregistrées depuis le lancement de l’offensive ordonnée par le président Donald Trump. Selon des responsables américains, les militaires auraient été tués sur une base au Koweït. Au deuxième jour du conflit, Trump a affirmé que 48 commandants iraniens avaient été éliminés et que neuf navires de guerre avaient été coulés. Plus de 1 000 cibles auraient été frappées par des avions et navires américains, notamment des bombardiers furtifs B-2 visant des installations souterraines de missiles.
Les représailles iraniennes ont rapidement provoqué des pertes côté américain, tandis que le Commandement central a signalé d’autres blessés souffrant d’éclats d’obus et de commotions cérébrales. Cette escalade intervient après l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei, événement qui a plongé la région dans une profonde incertitude. Le président iranien Masoud Pezeshkian a annoncé qu’une direction collégiale provisoire assurait désormais les fonctions suprêmes, tandis que Téhéran affirme avoir intégré les leçons des conflits en Irak et en Afghanistan pour faire face à Washington.

Donald Trump a prévenu que la campagne militaire pourrait durer jusqu’à quatre semaines, tout en se disant disposé à dialoguer avec les nouvelles autorités iraniennes. Dans une allocution, il a reconnu que d’autres pertes américaines étaient probables, promettant néanmoins de frapper durement ceux qu’il qualifie de « terroristes ». L’administration américaine laisse entendre qu’il s’agit d’une opération soutenue, susceptible de s’étendre sur plusieurs semaines.
Sur le plan intérieur, la stratégie du président suscite des divisions. Un sondage réalisé par Reuters et Ipsos indique que 43 % des Américains désapprouvent les frappes, contre 27 % qui les soutiennent. Au Congrès, le démocrate Chris Coons a mis en doute la possibilité d’un changement de régime par des frappes aériennes seules, tandis que les républicains Tom Cotton et Lindsey Graham ont défendu l’offensive et appelé les Iraniens à décider eux-mêmes de l’avenir de leur gouvernement.
MABITI ONASIA.
