Rwanda: 32 ans après le génocide contre les Tutsi au Rwanda: Se souvenir reste encore un combat

REBECCA FUNDI

Trente-deux ans après le génocide contre les Tutsi au Rwanda, le devoir de mémoire reste plus qu’une commémoration; c’est un combat essentiel face à l’oubli, au négationnisme et à la banalisation des discours de haine.

génocide contre les Tutsi

Un passé qui ne doit jamais s’effacer

Chaque année, le 7 avril marque le début des commémorations du génocide contre les Tutsi au Rwanda. En 2026, cela fait 32 ans que plus de 800 000 personnes ont été massacrées en l’espace de cent jours de Avril à Juillet 1994 au Rwanda. Mais au-delà des ces chiffres, ce sont des vies brisées, des familles et une société entière qui ont été détruites. Se souvenir aujourd’hui n’est pas simplement un acte symbolique : c’est une nécessité forte pour empêcher que l’histoire ne se répète.

Le danger silencieux de l’oubli

Avec le temps, le risque d’oubli grandit. Les générations qui n’ont pas vécu les événements peuvent percevoir ce drame comme lointain, ou presque abstrait. Pourtant, l’oubli est dangereux. Car Il ouvre une porte à la banalisation, à l’indifférence, et pire encore, à la répétition. Et le devoir de mémoire lui, consiste justement à maintenir vivante la conscience collective, à rappeler que ces crimes ne sont ni anciens ni sans conséquences réelles.

Le négationnisme, une violence qui persiste

Aujourd’hui encore, on entend des discours cherchent à minimiser ou nier le génocide contre les Tutsi au Rwanda. Ce négationnisme constitue une forme de violence envers les victimes et les survivants. Puisqu’il déforme la vérité, brouille les repères historiques et empêche une compréhension juste des faits. Et combattre ces discours est essentiel, notamment à l’ère des réseaux sociaux où les fausses informations peuvent circuler rapidement.

Nommer pour reconnaître et comprendre

Dire “génocide contre les Tutsi” n’est pas anodin. Nommer précisément les événements dans leurs contextes permet de reconnaître la réalité historique et d’honorer les victimes. Car les mots ont un poids : ils façonnent la mémoire et influencent la manière dont les sociétés comprennent leur passé. Refuser des approximations, c’est déjà résister à l’effacement.

Une mémoire vivante portée par les générations

Au Rwanda, la mémoire est activement transmise, notamment à travers les commémorations pendant 100 jours, de Kwibuka qui signifie « Se souvenir ». Et là les jeunes générations jouent un rôle clé dans cette transmission. Elles ne sont pas seulement héritières de l’histoire, mais aussi actrices de sa préservation. À travers l’éducation, les témoignages et les initiatives culturelles, elles participent à maintenir vivante la mémoire du génocide.

Se souvenir pour agir aujourd’hui

Le devoir de mémoire ne concerne pas uniquement le passé. Il éclaire le présent. Dans un monde où les discours de haine, les discriminations et les violences identitaires persistent, se souvenir du génocide contre les Tutsi au Rwanda est un avertissement. Il rappelle jusqu’où peuvent mener la haine et la déshumanisation lorsqu’elles ne sont pas combattues.

Un combat universel

Se souvenir du génocide contre les Tutsi au Rwanda, c’est aussi défendre des valeurs universelles : la dignité humaine, la vérité et la justice. Et sachons que ce combat dépasse les frontières du Rwanda. Il nous concerne tous, car l’oubli et la haine ne connaissent pas de limites géographiques.

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Marie-Celine Naïma AKANDA

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