Les Panthères avec un new look, pour une mission commando à Ouzbékistan.

Lauraine

En reconstruction après la claque de la CAN, le Gabon se présente diminué mais déterminé face à une séduisante équipe d’Ouzbékistan. Entre bricolage tactique et fierté nationale, les Panthères jouent gros : relancer la machine et redonner du mordant à un onze en quête de repères.

Le décor est planté, et il n’a rien d’un terrain familier. À Tachkent, dans l’antre du Pakhtakor Stadium, les Panthères du Gabon remettent les crampons dans le grand bain à l’occasion des FIFA Series 2026, ce laboratoire du football mondial destiné à relancer des sélections en quête de repères. Mais que reste-t-il vraiment du félin gabonais après la débâcle marocaine lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations ? C’est toute la question qui flotte dans l’air avant ce duel face aux Loups blancs d’Ouzbékistan.

Ce soir, le Gabon avance en mode système D. Pas de Pierre-Emerick Aubameyang, pas de Mario Lemina, et une vieille garde décimée. Autrement dit, les patrons du vestiaire ont laissé la place à une équipe en chantier, encore en quête d’automatismes et de certitudes. Sur la pelouse, Didier Ndong et Guelor Kanga feront figure de derniers repères, appelés à tenir la baraque et à éviter que la rencontre ne sombre dans un “match malembe”, sans rythme ni inspiration. Car la réalité est là : beaucoup de joueurs manquent de temps de jeu en club, et le collectif reste fragile, presque expérimental.

En face, l’Ouzbékistan n’a rien d’un sparring-partner. Nation en pleine ascension, portée par une qualification historique pour la prochaine Coupe du monde, elle avance avec confiance et discipline. Les Loups blancs jouent ensemble, vite et bien, avec cette rigueur qui fait souvent défaut aux équipes en reconstruction. Dans un stade acquis à leur cause, ils auront l’avantage du terrain, du public et d’un collectif déjà huilé. Et dans ce contexte, si les Panthères subissent trop tôt, la rencontre peut rapidement se transformer en véritable chantier.

Pour le sélectionneur intérimaire Anicet Yala, la mission s’annonce délicate. Composer une équipe compétitive avec un groupe aussi remanié relève presque de l’improvisation. Mais ce match vaut bien plus que son statut amical. Il servira de révélateur : celui du caractère, de l’état d’esprit et de la capacité du Gabon à se réinventer après l’échec.

Le onze probable s’articule en 4-3-3 avec Mbaba ou Bekale dans les buts, une défense composée de Oyono, Mbemba, Kila Omfia et Obiang, un milieu emmené par Ndong et Kanga, associés à Bocoum, et un trio offensif Andami, Babicka et Sambissa chargé d’apporter le danger.

Au coup d’envoi, une seule certitude : ce match dira si les Panthères ont encore des griffes ou si elles sont toujours en convalescence.

Par: REVE NGOU-ALY

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