Le Sénat du Gabon place la décentralisation et la modernisation au cœur de ses priorités.

ONASIA MABITI

À l’ouverture de la première session ordinaire de la 6ᵉ législature, le Sénat du Gabon se fixe une ambition majeure : devenir un acteur central de la décentralisation, du contrôle des politiques publiques et de la modernisation institutionnelle.

À l’occasion de l’ouverture officielle de la première session ordinaire de la 6ᵉ législature, lundi 2 mars 2026, la présidente du Sénat, Huguette Yvonne Nyana Ekoume-Awori, a présenté une feuille de route structurée autour de cinq axes stratégiques. Son objectif est clair : faire du Sénat le garant institutionnel de la décentralisation effective, un acteur majeur de l’évaluation des politiques publiques et une institution modernisée au service de la Nation. Les sénateurs ont été invités à s’engager dans une transformation en profondeur de leur institution, afin de renforcer son rôle et sa crédibilité. Au cœur de cette orientation figure la volonté de positionner le Sénat comme « instance nationale de référence » pour le suivi et l’évaluation de la décentralisation. Cela passe par un contrôle régulier des politiques de transfert de compétences, le renforcement du dialogue institutionnel avec les collectivités locales et l’intégration des réalités territoriales dans le travail législatif. La chambre haute vise ainsi à mieux représenter les besoins des territoires et à assurer un suivi concret des réformes engagées.

Le contrôle et l’évaluation des politiques publiques constituent le troisième pilier de cette stratégie. L’objectif est d’affirmer le rôle du Sénat dans la redevabilité publique en évaluant les politiques prioritaires, en renforçant le contrôle de l’action gouvernementale et en suivant les recommandations parlementaires. Cette approche vise à consolider la crédibilité de l’institution et à s’imposer comme un acteur incontournable dans la gouvernance nationale. La modernisation interne et la communication institutionnelle complètent la feuille de route. La présidente a insisté sur la réorganisation des services, l’amélioration de la gouvernance administrative et financière, et l’instauration d’une culture de performance. Parallèlement, la valorisation des travaux parlementaires et le rapprochement avec les citoyens permettront de renforcer la transparence et la confiance entre le Sénat et l’opinion publique. À travers ces cinq axes, la 6ᵉ législature s’inscrit dans une dynamique de réforme et de responsabilité collective.

BOUANGA Julhia.

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