Longtemps, la date du 12 mars a occupé une place symbolique dans la vie politique gabonaise. Elle rappelait un moment marquant du parcours politique du pays et revenait régulièrement dans les discussions et les analyses liées à l’évolution des institutions et du pouvoir au Gabon.

Pendant longtemps, la date du 12 mars occupait une place importante dans la vie politique gabonaise. Elle était étroitement liée à l’histoire du Parti démocratique gabonais (PDG), fondé en 1967 sous l’impulsion du président Omar Bongo. Durant plusieurs décennies, cette date était célébrée par les militants et sympathisants du parti comme un symbole fort de son influence dans la vie politique nationale.
Le PDG a marqué profondément l’histoire du Gabon, notamment durant la période du parti unique, avant de continuer à dominer la scène politique pendant de nombreuses années. Ainsi, le 12 mars représente non seulement l’anniversaire du parti, mais aussi représentait l’affirmation de son pouvoir et de son rôle central dans la gouvernance du pays.
Cependant, le contexte politique au Gabon a profondément changé après le coup d’État du 30 août 2023,qui a conduit à la chute du régime du président Ali Bongo Ondimba. Depuis cet événement, le PDG a perdu son influence dominante et plusieurs figures politiques ont pris leurs distances avec le parti. Dans ce nouveau contexte, on peut observer sinon affirmer que « le 12 mars n’est plus le 12 mars ». Cette expression signifie que la date existe toujours dans le calendrier, mais qu’elle n’a plus la même portée politique et festive ni la même symbolique qu’autrefois. Elle traduit l’idée que les repères et les équilibres du système politique au Gabon ont changé.
Ainsi, cette phrase illustre la transformation du paysage politique du Gabon et rappelle que les symboles politiques évoluent avec les mutations de l’histoire
BOUANGA Julhia.
