Lambaréné : Séraphin Akure-Davain interpelle l’opposition et met en garde contre les saboteurs.

ONASIA MABITI

Le 28 mars 2026, à Lambaréné, dans le 2ᵉ arrondissement, Séraphin Akure-Davain, vice-président de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) et député, a tenu un discours sans détour lors d’une rencontre avec ses militants.

Fidèle à son style direct, l’ancien ministre de la Justice a vivement critiqué l’attitude de l’opposition gabonaise, qu’il accuse de manquer de légitimité et de discernement face à la situation actuelle du pays. Devant un public acquis à sa cause, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « cécité politique ».

« Nos amis d’en face parlent beaucoup. Si j’étais à leur place, je me tairais un peu, car j’aurais honte. Pour l’instant, laissez le Président travailler. Il va montrer ce qu’il peut faire, et ensuite nous ferons le bilan », a-t-il déclaré, suscitant des applaudissements nourris.

Dans son intervention, le député a particulièrement visé certaines figures de l’ancien régime aujourd’hui dans l’opposition, estimant qu’elles sont mal placées pour critiquer l’action du pouvoir en place. Selon lui, ces acteurs devraient faire preuve de retenue et laisser le temps au gouvernement d’agir.

Mais au-delà de ses critiques envers l’opposition, Séraphin Akure-Davain a également adressé un message ferme à certains membres du pouvoir. Il a mis en garde contre les « forces d’inertie » susceptibles de freiner la mise en œuvre des projets du chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.

« Désormais, ceux qui entravent le projet de société du Président seront dénoncés, même s’ils sont parmi nous. Nous mènerons des enquêtes parlementaires et ils devront rendre des comptes devant le peuple », a-t-il averti avec fermeté.

Par cette prise de parole, le vice-président de l’UDB confirme son positionnement : celui d’un acteur politique engagé, déterminé à défendre le projet présidentiel tout en appelant à la responsabilité, aussi bien dans l’opposition qu’au sein de la majorité.

Cette sortie médiatique illustre une fois de plus le climat politique actuel au Gabon, marqué par des tensions persistantes entre les différentes forces en présence, mais aussi par une volonté affichée de certains responsables de renforcer la redevabilité et la transparence dans la gestion des affaires publique.

MABITI ONASIA.

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