En l’espace de neuf mois, la dette publique du Gabon s’est alourdie de 2,6 milliards de dollars, illustrant la tension persistante sur les finances de l’État. Entre besoins de financement, ambitions de modernisation et fragilités économiques, cette hausse relance le débat sur la soutenabilité budgétaire et les marges de manœuvre du pays à moyen terme.

La dette publique du Gabon a connu une hausse significative au cours des neuf premiers mois de l’année 2025. À fin novembre, l’encours total de la dette a progressé de 2,6 milliards de dollars américains, traduisant une pression accrue sur les finances publiques du pays.
Cette augmentation s’explique principalement par le recours soutenu à l’emprunt, aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’international. Les autorités ont multiplié les émissions de titres publics et mobilisé des financements extérieurs afin de couvrir les besoins budgétaires, financer les investissements structurants et faire face aux engagements de l’État.
La progression de la dette intervient dans un contexte marqué par des défis économiques persistants, notamment la volatilité des cours des matières premières, dont dépend fortement l’économie gabonaise, ainsi que des impératifs de relance et de modernisation des infrastructures.
Si le gouvernement met en avant la nécessité de ces emprunts pour soutenir la croissance et accélérer la transformation économique, certains observateurs s’inquiètent du rythme d’endettement et de ses implications sur la soutenabilité budgétaire à moyen et long terme.
La question de la gestion de la dette et de son impact sur les finances publiques devrait ainsi rester au cœur des débats économiques dans les mois à venir, alors que les autorités sont appelées à concilier impératifs de développement et discipline budgétaire.
KOYA THOMSON
