Hier, 29 mars 2026, Libreville et Akanda ont vécu une journée plongée dans le noir. Même annoncées par la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon, ces coupures ont rappelé à quel point l’électricité peut devenir un luxe, et combien le réseau gabonais reste fragile face à une demande toujours croissante.

La SEEG avait pourtant prévenu : des travaux de maintenance sur une ligne stratégique entraîneraient des coupures de 6h à 15h dans plusieurs quartiers. Malgré cette anticipation, le choc a été réel pour de nombreux habitants. Dans les foyers, la conservation des aliments, le confort et la routine quotidienne ont été perturbés. Pour les petits commerces et services, la journée a été rythmée par des interruptions imprévues, soulignant combien une alimentation stable reste essentielle à la vie quotidienne.
Ces coupures programmées traduisent un paradoxe : elles sont nécessaires pour prévenir des pannes plus graves et moderniser le réseau, mais elles exposent également les limites structurelles du système électrique, déjà sous pression. La demande croissante, combinée à des infrastructures vieillissantes, rend chaque intervention délicate et chaque interruption ressentie de manière significative.
Pour la SEEG, ces travaux sont une étape clé pour renforcer la fiabilité du réseau et garantir une meilleure continuité du service à moyen terme. Pour les habitants, hier a rappelé que, même lorsqu’elles sont annoncées, les coupures d’électricité ne sont jamais anodines. Dans un pays en pleine transformation, l’électricité reste encore un bien précieux et fragile, capable de bouleverser le quotidien en quelques heures.
MABITI ONASIA.
