Lors d’une réunion de l’Union africaine consacrée à l’intelligence artificielle, le Gabon a réaffirmé son engagement pour une gouvernance numérique responsable, alliant innovation, sécurité et souveraineté.

Une participation active du Gabon au débat continental
Le 16 avril 2026, Madame Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, chargée de l’Intégration et de la Diaspora, a pris part à une réunion ministérielle consultative virtuelle du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.
Cette rencontre était consacrée à un enjeu majeur : le rôle de l’intelligence artificielle dans la gouvernance, la paix et la sécurité sur le continent africain.
L’IA, un enjeu stratégique pour la paix et la sécurité
Au cœur des échanges, l’intelligence artificielle apparaît comme un outil à double tranchant. Si elle peut contribuer à renforcer les capacités de surveillance, de prévention des conflits et de gestion des crises, elle peut également être utilisée à des fins de désinformation ou de déstabilisation.
Dans ce contexte, la question de sa régulation devient essentielle pour garantir un usage responsable et adapté aux réalités africaines.
Le Gabon défend une approche souveraine
Dans sa déclaration, la ministre a mis en avant l’engagement du Gabon dans une transition numérique structurée, impulsée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Cette stratégie vise à construire un État moderne, capable d’intégrer les technologies tout en maîtrisant leurs impacts. Le Gabon insiste ainsi sur la nécessité d’une gouvernance souveraine de l’IA, tenant compte des spécificités locales.
Une régulation des réseaux sociaux assumée
La ministre a également rappelé que certaines mesures récentes, notamment la régulation ciblée de certains usages des réseaux sociaux, s’inscrivent dans cette dynamique.
Selon ses propos :
« Les mesures récentes de régulation ciblée de certains usages des réseaux sociaux s’inscrivent dans cette logique : lutter contre la désinformation et les discours de haine, tout en préservant l’espace civique et en consolidant un cadre juridique adapté à notre réalité. »
Cette position traduit une volonté de concilier liberté d’expression et responsabilité numérique.
Entre innovation et encadrement
Le positionnement du Gabon met en lumière un défi majeur pour les États africains : tirer profit des opportunités offertes par l’intelligence artificielle tout en limitant ses dérives.
La construction d’un cadre juridique adapté, capable d’encadrer ces technologies, apparaît ainsi comme une priorité pour garantir la stabilité et le développement.
À travers cette intervention, le Gabon affirme sa volonté de jouer un rôle actif dans la gouvernance de l’intelligence artificielle en Afrique. Entre souveraineté, sécurité et modernisation, le pays défend une approche équilibrée face aux enjeux du numérique.
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Rebecca FUNDI
